L’été ne m’a pas vue beaucoup sur ce blog et sur les réseaux sociaux, mais en contrepartie de cette diète numérique, j’ai joliment profité de mon nouvel atelier. D’ailleurs, je n’oublie pas que je vous ai promis de vous le faire visiter, il faut juste que je prenne le temps de faire des photos quand je l’aurai remis en ordre après un été très créatif.
Commençons aujourd’hui par le plaid en patchwork cousu pendant les vacances.
Patchwork, quilt, courtepointe ou plaid ?
Plus j’avance dans mon parcours de patchwork et plus j’apprécie les formes simples qui laissent la vedette aux tissus. D’ailleurs, chez les Américaines, le terme patchwork signifie généralement que leur ouvrage est composé de carrés.
Pour désigner un ouvrage matelassé, on emploie le mot américain quilt, que les outils de traduction automatique traduisent parfois par couette. Comme je ne raffole pas des anglicismes, j’utilise plutôt le terme courtepointe.
Quant au mot plaid, il a d’abord désigné en Ecosse une grande pièce d’étoffe de laine à motifs tartan qui servait de châle, de manteau ou de couverture, avant de prendre le sens qu’on lui connait aujourd’hui.
Bref, voici le plaid en patchwork cousu pendant mes vacances.

Saint-Louis 16 patch
Ou « Saint-Louis seventeen patch », c’est le nom de ce bloc en seize pièces. C’est vraisemblablement une référence à la ville de Saint-Louis, Missouri, où transitaient autrefois le coton et les étoffes transportés par bateau sur le Mississippi.
C’est un bloc très simple – quatre rangées de quatre carrés – mais qui permet de multiples variations selon les tissus choisis. En l’occurrence, celui-ci alterne des carrés imprimés et unis.

J’ai coupé les carrés imprimés dans mon inépuisable stock de chemises de récupération, comme pour cette courtepointe en chaîne irlandaise. J’en ai sélectionné huit, avec chaque fois une touche de brun ou de beige.

Pour les carrés unis, c’est le reste du drap couleur lin avec lequel j’avais doublé ce plaid offert à mon papa.
Il est assorti au carrelage du vestibule, mais c’est totalement fortuit.

Le matelassage a été réalisé avec ma fidèle Janette, une petite machine domestique qui ne dispose que des points les plus usuels.

Monsieur Verveine aimerait que nous lui trouvions une remplaçante plus professionnelle, mais je suis très attachée à elle…
J’ai surpiqué les coutures au point de zigzag triple.

J’aime beaucoup ce point, qui estompe les lignes droites et adoucit visuellement les carrés et les rayures. En outre, il rend les coutures plus solides, ce qui n’est pas négligeable avec des tissus qui ont déjà beaucoup vécu.

Patchwork de chemises
Les brocantes du printemps ont été riches en trouvailles textiles,

Et les hommes de la famille ont alimenté mon stock récemment…

Bref, mes boites de textile à recycler sont pleines à ras-bord. Alors, avant de les ranger, j’ai préparé d’autres assortiments de chemises pour de futurs plaids Saint-Louis 16 patch.

À bientôt,
